SCIENCE & RECHERCHE

La biodiversité est l’affaire de tous

Symrise s’engage à analyser ses propres activités en termes d’acceptabilité environnementale, à favoriser et à réaliser des objectifs fondés sur la science en faveur de la nature et de la biodiversité.

La biodiversité de notre planète est mal en point. Selon un rapport des Nations unies publié en 2019, environ un million d’espèces animales et végétales – sur un total estimé à huit millions dans le monde – sont menacées d’extinction. Cette situation met en danger la stabilité et le bon fonctionnement des écosystèmes à l’échelle globale et réduit leur capacité à fournir à l’humanité des ressources naturelles et des services écologiques essentiels : aliments, eau potable, sols fertiles, pollinisation, contrôle des parasites ou régulation du climat. Depuis longtemps, les scientifiques et bien d’autres rappellent que la perte massive de biodiversité est au moins aussi dangereuse pour les êtres humains que le changement climatique. En tant qu’entreprise dépendante des services écologiques rendus par la nature et inspirée de la diversité et de la beauté de la nature, Symrise a compris qu’une nature intacte, une diversité biologique et des écosystèmes fonctionnels étaient garants du bien-être humain et d’une gestion durable. Selon les scientifiques, sans mesures correctives concertées, l’évolution actuelle pourrait conduire à des pertes de bien-être considérables ainsi qu’à des bouleversements sociaux et économiques, car la demande croissante de ressources naturelles et de services écosystémiques d’une population mondiale en augmentation s’accompagne d’une diminution de la capacité de la nature à fournir ces services. Au sein du « World Business Council for Sustainable Development » (WBCSD), Symrise relève ce défi en contribuant au développement et à la mise en œuvre d’objectifs fondés sur la science pour préserver la nature, aux côtés d’acteurs issus des sphères scientifique et politique, de la société civile et d’entreprises aux valeurs similaires. RÉGÉNÉRER LA NATURE Dans ce contexte, les objectifs fondés sur la science sont des objectifs contraignants, mesurables, réalisables et temporellement définis, basés sur les dernières connaissances scientifiques, visant à transformer l’économie et la société de manière à ce qu’une population mondiale d’environ 10 milliards d’êtres humains en 2050 puisse vivre et travailler dans les limites naturelles de ce que peut supporter la Terre.

« Alors qu’il existe déjà pour le climat un objectif internationalement reconnu et fondé sur des données scientifiques, la prise de conscience n’en est qu’à ses débuts pour ce qui concerne la nature et la biodiversité », admet Sascha Liese, du service développement durable de Symrise. « L’objectif est de stopper le plus rapidement possible la perte de nature et de biodiversité sur terre et en mer et de garantir une régénération complète de la nature à l’horizon 2050. C’est une tâche herculéenne dont on ne pourra venir à bout sans la contribution efficace de l’économie », poursuit-il.

Nous devons mettre tout en œuvre pour que l’ensemble de la chaîne de valeur devienne supportable par la nature.

Sascha Liese, Manager Corporate Sustainability

DES ORIENTATIONS CLAIRES Selon le WBCSD, l’industrie agroalimentaire et des biens de consommation joue ici un double rôle important : elle est en effet à la fois largement coresponsable de la crise écologique mondiale et fournisseur de solutions incontournable. Il est donc demandé aux entreprises comme Symrise de réduire leur impact sur la nature, de s’engager en faveur de la régénération et de la réhabilitation des milieux naturels et de contribuer à une transformation profonde des modèles d’affaires et des marchés qui portent atteinte à la nature.

Selon Sascha Liese, on peut en déduire des orientations claires. « Outre le changement climatique, la pollution de l’environnement, la prolifération d’espèces invasives, la surexploitation des ressources naturelles ainsi que la dégradation ou la destruction des habitats et des écosystèmes sont les principales sources de destruction de la nature à l’échelle mondiale. Les entreprises ont donc pour mission d’analyser et d’évaluer toutes leurs activités pour déterminer s’ils amplifient ou atténuent, directement ou indirectement, les moteurs de la perte de diversité », explique-t-il. Mais quelles activités de Symrise contribuent concrètement à amplifier la destruction de la nature et de la biodiversité ? « Ce qui est clair, c’est que nous devons continuer à travailler avec nos clients, nos fournisseurs et nos autres parties prenantes pour que toute la chaîne de valeur devienne supportable par la nature », explique Sascha Liese. Les leviers sont multiples : augmenter la productivité des ressources, veiller à la biodégradabilité des produits, éviter ou diminuer systématiquement les rejets polluants dans les milieux aquatiques, les sols et l’atmosphère ou encore promouvoir les méthodes de culture durables pour les matières premières agricoles et forestières, optimiser de manière écologique les systèmes de cultures associés ou exploiter durablement les ressources biologiques des cueillettes sauvages, qui ne doivent être utilisées que dans la mesure où elles peuvent se renouveler.

Depuis longtemps, les ONG, les scientifiques et les politiques ne sont plus les seuls à réclamer des entreprises qu’elles contribuent efficacement à la réalisation d’objectifs fondés scientifiquement pour préserver la nature : les clients et les marchés financiers se sont également joints à ces revendications. « Je suis convaincu que Symrise saura répondre aux attentes croissantes de ses parties prenantes en matière de gestion durable de la nature », conclut Sascha Liese.


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